Lâcher prise…

Lâcher prise, ce n’est pas se montrer indifférent, mais simplement admettre que l’on ne peut agir à la place de quelqu’un d’autre.

Lâcher prise, ce n’est pas couper les liens, mais prendre conscience que l’on ne peut contrôler autrui. Lâcher prise, ce n’est pas être passif, mais au contraire tirer une leçon des conséquences inhérentes à un évènement.

Lâcher prise, ce n’est pas blâmer ou vouloir changer autrui, mais donner le meilleur de soi-même. Lâcher prise, ce n’est pas prendre soin des autres, mais se sentir concerné par eux.

Lâcher prise, ce n’est pas assister mais encourager.

Lâcher prise, ce n’est pas juger mais accorder à autrui le droit d’être humain.

Lâcher prise, ce n’est pas s’occuper de tout ce qui arrive, mais laisser les autres gérer leur propre destin.

Lâcher prise, ce n’est pas materner les autres, mais leur permettre d’affronter la réalité.

Lâcher prise, ce n’est pas rejeter c’est au contraire accepter.

Lâcher prise, ce n’est pas harceler, sermonner ou gronder mais tenter de déceler ses propres faiblesses et de s’en défaire.

Lâcher prise, ce n’est pas adapter les choses à ses propres désirs, mais prendre chaque jour comme il vient et l’apprécier.

Lâcher prise, ce n’est pas critiquer ou corriger autrui, mais s’efforcer de devenir ce que l’on rêve. Lâcher prise, ce n’est pas regretter le passé, mais vivre le présent et grandir pour l’avenir.

Lâcher prise, c’est accepter de ne pas tout comprendre maintenant… ou peut-être jamais.

Lâcher prise, c’est craindre moins et aimer davantage. Je vous souhaite une agréable semaine remplie de JOIE et de BONHEUR !

Extrait du livre de Nathalie Maffei-Stievenard, 155 histoires inspirantes, Editions Edilivre, 5 déc. 2014 – 392 pages.

Merci !

Avant de commencer cette nouvelle année, je souhaite vous remercier pour votre présence & votre participation aux activités proposées en présentiel (lorsque c’était possible) comme en ligne l’an passé ; votre souplesse & flexibilité (surtout d’esprit !) ; votre bienveillance & votre confiance ; vos messages & touchants témoignages ; votre soutien sous toutes les formes.

En changeant de voie, mon souhait était de donner du sens à ce que je fais, d’agir en faveur du mieux-être des Hommes comme de la planète. En ces temps chamboulés, où beaucoup de nos certitudes se sont envolées, où nos repères sont bousculés, cela a encore plus de sens et j’espère réussir en partie à véhiculer ce que je souhaite véhiculer à travers un écran, même si les conditions ne sont (à mon sens) pas idéales. (Lâcher prise, lâcher prise 😁😊)

Gardons espoir de nous retrouver en vrai cette année.
Tout finit toujours par passer 🙏

Je vous souhaite désormais de passer une très belle & bonne nouvelle année. Remplie de beaux & bons moments, de joie, de belles rencontres & beaux échanges, de surprises, de sérénité, d’amour et de tout ce que vous voulez. De profiter de chaque instant, de ce et ceux qui vous entourent. De vous épanouir dans tous les aspects de votre vie. De prendre soin de vous également, du mieux que vous le pouvez.

Au plaisir de vous retrouver, en ligne mais surtout en vrai 🙏
À très vite ! ✨
Et encore merci 🙏

Solstice d’hiver

Nous voici aux portes de l’hiver, prêts à entrer dans cette nouvelle saison, la plus froide et la plus sombre mais tout aussi riche et belle que les autres.

En cette journée du solstice, l’ombre prend le pas sur la lumière : c’est la journée où le jour est le plus court, la nuit la plus longue. À partir de demain, chaque jour, la lumière reprendra petit à petit du terrain jusqu’à son apogée au prochain solstice d’été ☀️

Que semble nous enseigner la nature lors de cette saison, lors de ce solstice ?
Peut-être…
• que nous sommes constitués de parties sombres et lumineuses. Que nous avons besoin de la nuit pour apprécier le jour ; de l’hiver pour apprécier l’été ; de la mort pour apprécier la vie ;
• que nous avons besoin de ralentir parfois, de nous reposer, de nous ressourcer pour pouvoir reprendre du bon pied, continuer d’avancer, s’engager dans de nouveaux projets ;
• que nous ne somme pas tous ces masques et costumes que nous pouvons nos porter en société, les rôles que nous pouvons jouer. Et qu’à l’image des arbres dénudés autour de nous en cette saison, notre essence se trouve au-delà des apparats ;
• que tout est cyclique, impermanent dans la vie. Qu’il y a toujours un début et une fin. Que tout finit par passer. Que nous ne pouvons pas rester éternellement jeune – autrement dit, en été – et que chaque saison (de nos vies comme à l’extérieur) comporte son lot de leçons, de cadeaux ;
• que lorsqu’il fait noir à l’extérieur, que tout semble sombre dans nos vies, la lumière est toujours là. Non pas à l’extérieur mais bel et bien à l’intérieur, où elle a toujours été.

Nous entrons dans la saison propice à l’intériorisation, à l’introspection ; la saison qui nous invite à rentrer chez soi, en soi et à faire le point sur l’année écoulée, les projets lancés et ceux avortés, les expériences vécues et leçons tirées.

C’est également le moment de réfléchir aux intentions que nous souhaitons poser pour ce nouveau solstice, pour cette nouvelle saison, pour cette nouvelle année qui va prochainement commencer. Pourquoi et pour quoi souhaitons-nous agir ? Quelles valeurs souhaitons-nous incarner ? Quelle vision souhaitons-nous partager ? Quelles sont nos priorités ? Quel sens souhaitons-nous donner à notre vie, à nos actions ?

Fort heureusement, les réponses ne sont pas arrêtées. Elles vont continuer d’évoluer au fur et à mesure des années, des expériences que nous vivrons, des rencontres que nous ferons, de l’ouverture de conscience que nous aurons.

Très bon solstice et belle entrée en hiver à tous ! ✨❄️

« Quoi que vous puissiez faire, quoi que vous rêviez de faire… »

Ce texte de Goethe ❤️

Qui m’a tant inspiré & continue de m’inspirer.
Qui a tant résonné – vous savez, ces mots que nous lisons, que nous entendons dans une chanson ou lors d’une conversation et « qui tombent au bon moment » – et continue de résonner.
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Ce texte qui m’a poussé à entreprendre. À quitter Paris & le monde de la communication. À partir en Asie avec un sac à dos pour compagnie. À créer mon auto-entreprise & oser développer mes activités autour du bien-être et du développement personnel. À suivre une formation de coach bien-être. À dire « oui » et à dire « non ». À me dire « oui ».
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Et à chaque fois, des synchronicités se sont placées sur mon chemin comme pour appuyer ma décision. Synchronicités que j’ai appris à percevoir, opportunités que j’ai appris à saisir.
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Mais dire que cela a toujours été simple, facile, fluide serait mentir. Il y a eu des embûches. Tant de remises en question. D’hésitations. De pas en avant & en arrière.
Et il y en aura encore !
Parce que cela fait partie du jeu.
Parce que cela fait partie de la vie.
La vie qui est mouvement, mouvement incessant.
Parce que nous évoluons et que ces évolutions invitent à des ajustements (quasi-quotidiennement).
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Cependant, pour rien au monde, je ne reviendrai en arrière. J’ai tant appris sur moi, sur les autres, sur la vie ces trois dernières années. Car chaque expérience, chaque rencontre est riche d’enseignements (« Je ne perds jamais : soit je gagne, soit j’apprends. » dixit Nelson Mandela) pour qui sait et veut les voir. Les jours de pluie m’ont aidé à apprécier le soleil lorsqu’il était là. Et le retour du soleil m’a permis de comprendre que tout finit toujours par passer.
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Et depuis…
Patience, persévérance et lâcher prise sont devenues mes meilleurs amis.
Écoute et confiance, mes fidèles alliées.
Courage et respect, des frères.
Joie, ma très chère complice.
Authenticité, mon leitmotiv.
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À toutes celles et tous ceux qui souhaitent entreprendre – de petits comme de grands changements -, je ne peux que vous inviter à écouter cette petite voix qui vous appelle vers d’autres horizons plus en phase avec vos valeurs, votre vision, avec qui vous êtes désormais et qui vous souhaitez être. 🙏✨

Le noble attelage – Extrait de « L’âme du monde » de Frédéric Lenoir

« L’Âme du monde nous a donné un précieux attelage composé de deux chevaux et d’un cocher. Les deux chevaux, ce sont le corps physique et le corps émotionnel et psychique. Le cocher, c’est l’âme spirituelle ou l’esprit. Tout au long de la vie, il nous faudra apprendre à maitriser cet étrange attelage. Car sa bonne marche relève de la parfaite symbiose entre les trois éléments qui le composent. Si le cocher est faible ou inexpérimenté et ne domine pas ses montures, l’attelage ira n’importe où, s’échouera dans un ravin ou errera sans fin. Si les montures ne s’entendent pas, l’attelage sera très difficile à tenir et sa course chaotique. Si les montures sont fatiguées ou mal nourries, l’attelage avancera péniblement. Apprendre à vivre, cela commence donc par apprendre à connaître et à prendre soin de son corps, de son psychisme et de son esprit et favoriser la bonne entente de ces trois dimensions de notre être. »

L’Âme du monde – Frédéric Lenoir

Le train de ma vie – Jean d’Ormesson

« À la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos parents.

Et on croit qu’ils voyageront toujours avec nous.

Pourtant, à une station, nos parents descendront du train, nous laissant seuls continuer le voyage…

Au fur et à mesure que le temps passe, d’autres personnes montent dans le train.

Et elles seront importantes : notre fratrie, nos amis, nos enfants, même l’amour de notre vie.

Beaucoup démissionneront (même éventuellement l’amour de notre vie), et laisseront un vide plus ou moins grand.

D’autres seront si discrets qu’on ne réalisera pas qu’ils ont quitté leurs sièges.

Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d’attentes, de bonjours, d’aurevoirs et d’adieux.

Le succès est d’avoir de bonnes relations avec tous les passagers pourvu qu’on donne le meilleur de nous-mêmes.

On ne sait pas à quelle station nous descendrons, donc vivons heureux, aimons et pardonnons.

Il est important de le faire car lorsque nous descendrons du train, nous ne devrons laisser que de beaux souvenirs à ceux qui continueront leur voyage.

Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique.

Aussi, merci d’être un des passagers de mon train.

Et si je dois descendre à la prochaine station, je suis content d’avoir fait un bout de chemin avec vous.

Je veux dire à chaque personne qui lira ce texte que je vous remercie d’être dans ma vie et de voyager dans mon train. »

La peur – Khalil Gibran

On dit qu’avant d’entrer dans la mer,
une rivière tremble de peur.
Elle regarde en arrière le chemin
qu’elle a parcouru, depuis les sommets,
les montagnes, la longue route sinueuse
qui traverse des forêts et des villages,
et voit devant elle un océan si vaste
qu’y pénétrer ne paraît rien d’autre
que devoir disparaître à jamais.
Mais il n’y a pas d’autre moyen.
La rivière ne peut pas revenir en arrière.
Personne ne peut revenir en arrière.
Revenir en arrière est impossible dans l’existence.
La rivière a besoin de prendre le risque
et d’entrer dans l’océan.
Ce n’est qu’en entrant dans l’océan
que la peur disparaîtra,
parce que c’est alors seulement
que la rivière saura qu’il ne s’agit pas
de disparaître dans l’océan,
mais de devenir océan.

Conte zen – L’histoire du paysan chinois et de son cheval blanc

Un paysan chinois suscitait la jalousie des plus riches du pays parce qu’il possédait un cheval blanc extraordinaire. Chaque fois qu’on lui proposait une fortune pour l’animal, le vieillard répondait :

– « Ce cheval est beaucoup plus qu’un animal pour moi, c’est un ami, je ne peux pas le vendre. »

Un jour, le cheval disparut. Les voisins rassemblés devant l’étable vide donnèrent leur opinion :

– « Pauvre idiot, il était prévisible qu’on te volerait cette bête. Pourquoi ne l’as-tu pas vendue ? Quel Malheur ! »

Le paysan se montra plus circonspect :

– « N’exagérons rien dit-il. Disons que le cheval ne se trouve plus dans l’étable. C’est un fait. Tout le reste n’est qu’une appréciation de votre part. Comment savoir si c’est un bonheur ou un malheur ? Nous ne connaissons qu’un fragment de l’histoire. Qui sait ce qu’il adviendra ? »

Les gens se moquèrent du vieil homme. Ils le considéraient depuis longtemps comme un simple d’esprit. Quinze jours plus tard, le cheval blanc revint. Il n’avait pas été volé, il s’était tout simplement mis au vert et ramenait une douzaine de chevaux sauvages de son escapade. Les villageois s’attroupèrent de nouveau :

– « Tu avais raison, ce n’était pas un malheur mais une bénédiction. »

– « Je n’irais pas jusque là, fit le paysan. Contentons-nous de dire que le cheval blanc est revenu. Comment savoir si c’est une chance ou une malchance ? Ce n’est qu’un épisode. Peut-on connaître le contenu d’un livre en ne lisant qu’une phrase ? »

Les villageois se dispersèrent, convaincus que le vieil homme déraisonnait. Recevoir douze beaux chevaux était indubitablement un cadeau du ciel, qui pouvait le nier ?

Le fils du paysan entreprit le dressage des chevaux sauvages. L’un d’eux le jeta à terre et le piétina. Les villageois vinrent une fois de plus donner leur avis :

– « Pauvre ami ! Tu avais raison, ces chevaux sauvages ne t’ont pas porté chance. Voici que ton fils unique est estropié. Qui donc t’aidera dans tes vieux jours ? Tu es vraiment à plaindre. »

– « Voyons, rétorqua le paysan, n’allez pas si vite. Mon fils a perdu l’usage de ses jambes, c’est tout. Qui dira ce que cela nous aura apporté ? La vie se présente par petits bouts, nul ne peut prédire l’avenir. »

Quelque temps plus tard, la guerre éclata et tous les jeunes gens du village furent enrôlés dans l’armée, sauf l’invalide.

– « Vieil homme, se lamentèrent les villageois, tu as de la chance, tu avais raison, ton fils ne peut plus marcher, mais il reste auprès de toi tandis que nos fils vont se faire tuer. »

– « Je vous en prie, » répondit le paysan, « ne jugez pas hâtivement. Vos jeunes sont enrôlés dans l’armée, le mien reste à la maison, c’est tout ce que nous puissions dire. Dieu seul sait si c’est un bien ou un mal. »

Sagesse de Lao Tseu