Nous sommes nos choix

Nous sommes libres de vivre comme nous le souhaitons. En France, aux Canaries ou au Japon. Dans un studio, une roulotte ou une maison. De respecter les « normes » ou d’en donner notre propre définition.

Nous sommes libres de penser positivement ou négativement. De voir le verre à moitié plein ou à moitié vide. D’observer la beauté ou la laideur du monde.

Nous sommes libres d’étiqueter chaque expérience comme un obstacle ou une opportunité. De rester ou de quitter un emploi, un(e)compagnon(ne), une ville qui ne nous épanouit plus.

Nous sommes libres de nous croire chanceux ou de jouer à la victime. De penser que tout est possible ou impossible. D’être focalisé sur ce que nous avons ou sur ce que nous n’avons pas. D’être dans la réaction ou la réflexion. De réagir par la colère, la jalousie, la joie ou l’amour.

Parce que nous sommes responsables de notre vie. Parce que tout est une question de choix et que tout est possible, à qui le croit et s’en donne les moyens. Agissons pour que nos rêves deviennent réalité. Pour que notre vie soit celle que nous voulons, nous, au fond.

41880618_10217323385539925_3353593263096332288_o.jpgLac de Madine

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Nouvelle Lune de Septembre

Alors qu’un nouveau cycle lunaire a débuté ce lundi, que la Lune croît chaque jour un peu plus dans le ciel, nous sommes invités à réfléchir à ce que nous souhaitons faire, vivre, à qui nous sommes et voulons être au cours des prochains mois, prochaines semaines.

La période est propice à la nouveauté, aux belles rencontres, aux surprises, au commencement de nouveaux projets, de nouvelles activités, à l’adoption de nouvelles habitudes.

A l’image des agriculteurs qui, traditionnellement, semaient leurs graines après la nouvelle lune, que souhaitez-vous planter aujourd’hui pour en récolter les fruits dans quelques mois, quelques années ?

Allons-y. Osons. Vivons comme nous le souhaitons. Soyons qui nous sommes, au fond. Car tout est possible. Et comme l’a écrit le sage Lao Tseu, « un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas. » Si petit soit-il.

Très beau cycle à tous :)

Pauline

Déjà 3 mois que l’aventure a officiellement commencé…

1er Avril 2018. Date officielle de création de ma première entreprise. Un projet qui a pris le temps de mûrir, d’être nourri par mes différentes expériences, réflexions, par toutes les belles rencontres que j’ai pu faire. Qui est aujourd’hui devenu réalité.

Vient un moment où l’envie de concrétiser ces idées qui nous trottent dans la tête devient plus forte que tout. Où une petite voix nous répète sans cesse « Vas-y ! Lance-toi ! Tu es prêt(e) ! ». Où tous les signes vont dans ce sens. Nous n’osons pas forcément les écouter tout de suite. Mais quand ils se font de plus en plus insistants, de plus en présents, il n’y a pas d’autres solutions que d’y aller, d’oser, de franchir le pas.

C’est ainsi que j’ai fait un saut dans un nouveau domaine, à l’écoute de mes envies, avec une nouvelle approche plus à l’écoute de mes intuitions & ressentis. C’est un acte de confiance envers la Vie. J’étais persuadée que les choses allaient s’aligner si c’était ce que je souhaitais profondément. Et pour en être sûre, il fallait que j’ose, que je vive les choses, que je concrétise ces idées. Et en effet, les choses semblent s’aligner lorsque nous faisons ce que nous souhaitons, au plus profond de nous-même. Les belles rencontres se succèdent, les solutions aux éventuels problèmes apparaissent, de belles surprises arrivent… Cet extrait de Goethe résume parfaitement ce qui a pu se passer ces dernières semaines :

« Tant que vous ne vous êtes pas engagé persistent l’hésitation, la possibilité de se retirer et toujours aussi, dès qu’il s’agit d’initiative ou de création, une certaine inefficacité.

Il y a une vérité élémentaire dont l’ignorance a déjà miné nombre de grandes idées et de plans merveilleux : c’est que, dès l’instant où vous vous engagez, la Providence intervient elle aussi. 

Toute une série d’événements jaillissent de la décision, comme pour l’appuyer par toutes sortes d’incidents imprévus, de rencontres et de secours matériels, dont vous n’auriez jamais rêvé qu’ils puissent survenir.

Quoi que vous puissiez faire, 
Quoi que vous rêviez de faire, 
entreprenez-le ! 
L’audace donne du génie, de la puissance, de la magie. 
… Commencez maintenant ! » – Johann Wolfgang von Goethe 

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Entreprendre c’est, à mes yeux, être créateur de sa vie, prendre ses responsabilités. C’est faire des choix et les assumer pleinement. Il y a parfois des moments de doute – surtout lorsque nous nous basons sur des ressentis, sur de l’imperceptible – mais lorsque nous sommes réceptifs et que nous percevons les signes, les éléments que la Vie met sur notre route pour nous permettre d’avancer, nous nous sentons soutenus, confiants et nous continuons d’avancer.

C’est aussi une décision très enrichissante sur le plan relationnel. Qui réserve des surprises, très belles parfois, un peu moins d’autres fois. Il y a ceux nous soutiennent quoi qu’il arrive, qui nous donnent la force de continuer dans cette direction – notamment lorsque les doutes nous gagnent. Il y a ceux qui restent « neutres », qui attendent de voir les résultats. Il y a aussi ceux qui projettent leurs propres peurs, qui nous disent (pour ne pas dire « répètent ») que ce n’est pas une bonne idée, que nous n’y arriverons pas … D’où l’importance de bien s’entourer, de mettre de la distance si nécessaire avec les personnes qui nous tirent vers le bas. Notre petite voix a déjà tendance à être assez sévère avec nous, nous n’avons pas besoin que d’autres tiennent le même discours, au contraire !


3 mois très riches…

Ces 3/4 derniers mois furent si riches. Je n’aurais jamais pu imaginer intervenir auprès d’enfants, faire ma première retraite en Ardèche ou encore prévoir bon nombre de belles rencontres… Comme l’écrit si bien Goethe, la Providence s’est mise en marche à partir du moment où j’ai décidé de m’investir pleinement dans ce projet.

Merci à Cora Verdun, et notamment M. De Moura, de m’avoir fait confiance dès le début, de m’avoir permis d’intervenir auprès des collaborateurs du magasin. Merci également de m’avoir invitée à présenter mes activités lors d’une réunion hebdomadaire de l’association « Meuse Entreprendre » qui rassemble des chefs d’entreprises du département de la Meuse.

Merci à Véronique Thomann de m’avoir permis de faire ma première retraite en tant qu’intervenante et d’animer mes premiers ateliers.

Merci à mes proches de me permettre de pratiquer, de me soutenir, de me mettre en relation, de m’aider à faire connaître mes nouvelles activités.

Merci à Mme Francisco & Mme Leclair de m’avoir permis d’intervenir auprès d’enfants d’une classe de maternelle pour leur faire découvrir le yoga, la méditation ou encore la flûte traversière :)

Merci à Mme Semin de me permettre d’intervenir auprès d’enfants lors d’un centre aéré cet été pour leur faire découvrir le yoga, la méditation ou encore le massage et pour les (re)connecter à la nature.

Merci à Sandrine Rouillon de m’accueillir cet été dans sa magnifique Maison pour proposer différentes prestations favorisant le bien-être et le développement personnel aux clients qui le souhaitent.

Merci à Murielle d’être là et pour tous les beaux projets que nous allons développer ensemble :)

Merci à la boutique bio « Rayons Verts » de Montpellier de me permettre d’animer différents ateliers autour de l’estime de soi, du yoga ou encore de la méditation cet été.

Merci aux participant(e)s de la session « Découverte du yoga » organisée le 23 Juin dernier d’être venu(es), pour leurs retours positifs et encourageants.

Merci à Mme Manzoni de me permettre d’intervenir auprès d’assistants maternels à la rentrée.

Merci aux infirmières du lycée Margueritte de Verdun de me faire confiance (plus d’informations prochainement… :))

Merci à Mme Reeb de me permettre de proposer du yoga aux enfants à la rentrée dans le cadre d’activités périscolaires.

Et bien d’autres projets à venir…

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Avais-je prévu tout cela il y a quelques mois ? Non.
Je n’aurais pu imaginer la moitié.
Les opportunités se présentent, se saisissent ou non.

J’ai aussi remarqué qu’être à mon compte m’aide aussi « à muscler » certaines qualités comme la patience, le lâcher prise ou encore la confiance. Cela m’incite à être humble – encore plus en démarrant dans un nouveau secteur d’activité – et à prendre conscience que je ne peux pas tout contrôler (et ce n’est pas plus mal…).

Je ne peux que vous inciter à réaliser vos rêves, ce que vous avez envie de vivre, de faire. Prenez le temps qu’il vous faut pour mûrir ces idées mais n’attendez pas d’être prêts pour faire le grand saut. Je crois que nous ne sommes jamais totalement prêts. Parfois il faut juste y aller. Oser. Ayez confiance en vous, en la Vie, en votre vision, en votre idée. Restez ouverts aux opportunités & rencontres qui ne vont pas forcément dans votre sens. Il y aura toujours des personnes pour vous dire que ce n’est pas une bonne idée, que c’est trop risqué … Souhaitez-vous vivre la vie que vous souhaitez vivre ou être frustrés à vie de n’avoir pas tenté ? Souhaitez-vous vivre votre vie ou celle que les autres souhaitent que vous viviez ?

En étant vous-même, en vivant ce que vous souhaitez vivre comme vous le souhaitez, vous inspirerez les autres, vous les inciterez à faire de même et vous accepterez qu’ils vivent leur vie et fassent leurs choix, même si vous ne comprenez pas ceux-ci ou qu’ils ne vont pas dans votre sens. Nous sommes tous différents, avec une histoire, des blessures, une perception de la réalité qui nous est propre. Je ne pense pas qu’une personne détienne la vérité ultime. Chacun semble avoir sa vérité. Qui sommes-nous au final pour imposer notre vision à l’autre ?

Tout est possible. Je ne pense pas non plus que nous soyons déterminés. Certaines personnes naissent peut-être avec « plus de chances » que d’autres mais je crois sincèrement que ça ne fait pas tout. Notre vie n’est pas uniquement dépendante de ce que nous avons mais de ce que nous faisons de ce que nous avons, de qui nous sommes.

Pour conclure cet article …

« Soyez vousmême, les autres sont déjà pris. » – Oscar Wilde

La Maison des Talents…

Après une première participation en tant qu’intervenante en Ardèche, en Mai dernier, lors d’une retraite autour de la Chakradance, je vous donne, cette fois-ci, rendez-vous dans le Tarn-et-Garonne. A Boudou très exactement (entre Agen & Toulouse) dans un lieu propice au ressourcement, à la création, à la reconnexion à soi et avec la Nature.

J’animerai « La Maison des Talents », une Maison de vacances qui propose aux clients qui le souhaitent des prestations autour du bien-être, du développement personnel, de l’art… Ces prestations sont également ouvertes aux non-résidents : si vous êtes dans le coin et que vous êtes intéressé pour participer à un cours de yoga ou pour recevoir un massage, n’hésitez pas ;)

J’animerai seule la Maison
du 29 Juillet au 5 Août
puis en compagnie de Murielle Bohec,
entre autres auteur-compositeur-interprète, facilitatrice Chakradance,
du 14 Août au 26 Août.

Au programme :
cours de yoga, méditation, Chakradanse, danse libre, massages à la demande, soirées thématiques…
Sans oublier la piscine !

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Si vous souhaitez réserver une chambre,
vous pouvez contacter Sandrine par mail (sandrine.eclore@gmail.com) ou réserver ici.

Pour participer aux événements, rendez-vous sur
la page Facebook de la Maison ou sur ma page Facebook.

Deux événements ont également été créés sur Facebook,
un pour chaque période :
du 29 Juillet au 5 Août – du 14 Août au 26 Août

Vous pouvez également me contacter par mail pour plus d’informations : pauline.pancher@gmail.com

Voici le programme que nous vous avons concocté pour cet été 2018 avec les différentes Talentueuses qui interviendront :)

Tableau La Maison des Talents

Découvrez le site de Julie qui sera présente du 19 au 27 Juillet
et un petit aperçu de la Maison :

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A très vite ?! :)

Marc de la Ménardière – Changer de croyances pour changer le monde

Une conférence TED inspirante de Marc de la Ménardière.
(co-réalisateur du documentaire « En quête de sens »)

Soyons le changement que nous souhaitons voir dans le monde. Prenons conscience que nous ne sommes pas nos pensées. Prenons conscience que nous sommes tous interdépendants et interconnectés, avec tous les Hommes mais aussi avec la Nature.

Discours de Steve Jobs à Stanford (2005)

Magnifique discours sur la vie, sur l’amour, sur la mort.

Je suis honoré d’être avec vous aujourd’hui pour la cérémonie d’ouverture d’une des meilleures universités du monde. Je n’ai jamais eu de diplôme universitaire. À vrai dire, je n’ai jamais été aussi près d’en obtenir un qu’aujourd’hui.

Aujourd’hui, je veux vous raconter trois histoires de ma vie. C’est tout. Pas grand-chose. Juste trois histoires.

Faire le lien

La première histoire parle de faire le lien.

J’ai abandonné le Reed College au bout de six mois, mais j’y suis resté inscrit pendant dix-huit mois avant de réellement abandonner. Pourquoi, alors, ai-je abandonné ?

Ça a commencé avant ma naissance. Ma mère biologique était une jeune diplômée, non mariée, et elle a décidé de me faire adopter. Elle était convaincue que je devais être adopté par des diplômés universitaires, donc tout fut arrangé pour que je sois adopté à la naissance par un avocat et son épouse. Sauf que quand je suis arrivé, ils ont décidé à la dernière minute qu’ils voulaient une fille. Donc mes parents, qui étaient sur liste d’attente, reçurent un appel au milieu de la nuit, qui leur demandait : “Nous avons un petit garçon inattendu, vous le voulez ?” Ils dirent “bien sûr”. Ma mère biologique découvrit plus tard que ma mère n’avait jamais été diplômée et que mon père n’avait jamais fini le lycée. Elle refusa de signer les papiers d’adoption définitifs. Elle n’accepta que quelques mois plus tard, quand mes parents promirent que j’irais, un jour, à l’université.

J’ai décidé d’abandonner

Et, 17 ans plus tard, j’allais à l’université. Mais j’en ai naïvement choisi une qui était presque aussi chère que Stanford, et l’intégralité des économies de mes parents cols bleus partait dans mes frais scolaires. Après six mois, j’étais incapable d’y voir un intérêt. Je n’avais aucune idée de quoi faire de ma vie et aucune idée de comment l’université m’aiderait à le découvrir. Et j’étais là, à dépenser tout l’argent que mes parents avaient économisé toute leur vie. Donc j’ai décidé d’abandonner et d’avoir confiance dans l’idée que tout irait bien. C’était parfois assez effrayant, mais quand je regarde en arrière, c’est une des meilleures décisions que j’ai jamais prises.

Dès que j’ai abandonné, j’ai pu arrêter de suivre les cours obligatoires qui ne m’intéressaient pas, et commencer à suivre ceux qui avaient l’air intéressants.

Je dormais par terre

Ce n’était pas tout rose. Je n’avais pas de chambre d’étudiant, donc je dormais par terre dans la chambre de mes amis. Je ramenais les bouteilles de Coca pour récupérer la consigne de 5 cents afin de m’acheter de la nourriture, et je traversais la ville sur les 11 kilomètres qui me séparaient du temple Hare Krishna, tous les dimanches soir, pour avoir un bon repas par semaine. J’adorais ça. Et la majorité de ce que j’ai découvert par hasard en suivant ma curiosité et mon intuition s’est révélé inestimable par la suite.

Laissez-moi vous donner un exemple : le Reed College, à l’époque, proposait ce qui était probablement les meilleurs cours de calligraphie du pays. Partout sur le campus, chaque affiche, chaque étiquette sur chaque tiroir était superbement calligraphiée à la main. Puisque j’avais abandonné, je n’étais pas obligé de suivre les cours normaux, donc j’ai décidé de suivre un cours de calligraphie pour apprendre à faire ça. J’ai appris ce qu’étaient les caractères avec et sans empattement, les variations d’espace entre différentes combinaisons de lettres, et pourquoi une typographie géniale est géniale. C’était beau, historique, artistiquement subtil, d’une façon que la science ne pouvait pas comprendre, et j’ai trouvé ça fascinant.

Le destin, la vie, le karma, peu importe

Rien de tout ça n’avait le moindre espoir d’application pratique dans ma vie. Mais dix ans plus tard, alors que nous concevions le premier ordinateur Macintosh, tout cela m’est revenu. Et nous avons tout injecté dans le Mac. C’était le premier ordinateur avec une belle typographie. Si je n’avais pas assisté à l’improviste à ce cours-là à l’université, le Mac n’aurait jamais eu des polices d’écriture différentes, ou proportionnellement espacées. Et vu que Windows n’a fait que copier le Mac, il est probable qu’aucun ordinateur n’en disposerait. Si je n’avais pas abandonné, je n’aurais jamais assisté à ce cours de calligraphie et les ordinateurs personnels n’auraient peut-être pas les merveilleuses typographies qu’ils ont. Bien sûr, c’était impossible de faire le lien en regardant vers l’avenir quand j’étais à l’université. Mais c’était très, très clair quand j’ai regardé en arrière dix ans plus tard.

Je le répète, il est impossible de faire le lien en regardant vers l’avenir, on ne peut le faire qu’en regardant en arrière. Vous devez donc croire dans le fait que les liens se feront dans le futur, d’une manière ou d’une autre. Vous devez aussi croire en quelque chose – vos tripes, le destin, la vie, le karma, peu importe. Cette approche ne m’a jamais déçu, et cela a fait toute la différence dans ma vie.

Et puis je me suis fait virer

Ma seconde histoire parle d’amour et de perte.

J’ai de la chance, j’ai trouvé ce que j’aimais faire au début de ma vie. Woz et moi avons lancé Apple dans le garage de mes parents quand j’avais 20 ans. On a travaillé dur, et, en dix ans, Apple était passé de juste nous deux dans un garage à une entreprise de 4 000 employés qui valait 2 milliards de dollars. On venait juste de sortir notre plus belle création, le Macintosh, un an plus tôt, et je venais d’avoir 30 ans. Et puis je me suis fait virer. Comment peut-on se faire virer de l’entreprise que l’on a fondée ? Eh bien, puisqu’Apple grandissait, nous avons engagé quelqu’un que je pensais être talentueux pour diriger l’entreprise avec moi, et pendant à peu près un an, tout s’est bien passé.

Mais après, nos visions du futur ont commencé à diverger, et finalement nous avons eu une dispute. À ce moment-là, notre conseil d’administration a pris son parti. Donc, à 30 ans, j’étais viré. Et ce très publiquement. Ce qui avait été au centre de toute ma vie d’adulte avait disparu, et c’était épouvantable.

J’ai décidé de recommencer

Je n’ai vraiment pas su quoi faire pendant quelques mois. J’avais l’impression d’avoir déçu la précédente génération d’entrepreneurs, que j’avais laissé tombé le bâton de relais qui m’avait été passé. J’ai vu David Packard et Bob Noyce et j’ai essayé de m’excuser d’avoir tout gâché. J’étais un échec public, et j’ai même pensé à fuir la Silicon Valley. Mais j’ai lentement commencé à réaliser quelque chose – j’aimais toujours ce que je faisais. La tournure des événements à Apple n’y avait rien changé. J’avais été rejeté mais j’étais toujours amoureux. Donc j’ai décidé de recommencer.

Je ne m’en rendais pas compte, mais il s’est avéré que mon licenciement d’Apple était une des meilleures choses qui pouvait m’arriver. Le poids du succès était remplacé par la légèreté d’être à nouveau un débutant, moins sûr de tout. Ça m’a libéré et permis d’entamer une des périodes les plus créatives de ma vie.

Vous saurez quand vous trouverez

Durant les cinq années qui ont suivi, j’ai lancé une entreprise qui s’appelle NeXT, une autre appelée Pixar, et je suis tombé amoureux de la femme incroyable qui allait devenir mon épouse. Pixar a ensuite créé le premier long métrage animé par ordinateur, Toy Story, et est maintenant le studio d’animation qui a le plus de succès dans le monde. Dans un remarquable retournement de situation, Apple a racheté NeXT, je suis retourné à Apple, et la technologie que nous avons développée chez NeXT est au cœur de la renaissance actuelle d’Apple. Et Laurene et moi avons une famille merveilleuse.

Je suis presque sûr que rien de tout ça ne se serait produit si je n’avais pas été viré par Apple. C’était un médicament au goût affreux, mais j’imagine que j’en avais besoin. Parfois, la vie vous frappe la tête avec une brique. Ne perdez pas la foi. Je suis convaincu que la seule chose qui m’a permis de continuer est que j’aimais ce que je faisais. Il faut que vous trouviez ce que vous aimez. Et c’est aussi vrai dans le travail qu’en amour. Votre travail va remplir une grande partie de votre vie, et la seule façon d’être pleinement satisfait est de faire quelque chose que vous estimez important. Et le seul moyen de faire quelque chose d’important est d’aimer ce que vous faites. Si vous n’avez pas encore trouvé, continuez à chercher. Ne vous arrêtez pas. C’est comme l’amour, vous saurez quand vous le trouverez. Et, comme dans toutes les formidables relations, ça ne fait que s’améliorer au fur et à mesure des années. Alors continuez à chercher jusqu’à ce que vous trouviez. Ne vous arrêtez pas.

Vous êtes déjà à nu

Ma troisième histoire parle de la mort.

Quand j’avais 17 ans, j’ai lu une citation qui disait quelque chose comme : “Vivez chaque jour comme le dernier, un jour vous aurez certainement raison.” Ça m’a fait forte impression, et depuis ce jour, durant les 33 dernières années, j’ai regardé dans le miroir et je me suis demandé : ”Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que j’aurais envie de faire ce que je vais faire aujourd’hui ?” Et à chaque fois que la réponse était non trop de jours d’affilée, je savais qu’il fallait que je change quelque chose.

Me souvenir que je vais bientôt mourir est l’outil le plus important que j’ai jamais eu pour m’aider à prendre de grandes décisions dans la vie. Parce que presque tout – toutes les attentes externes, toute fierté, toute peur de l’embarras ou de l’échec – toutes ces choses reculent face à la mort, en ne laissant que ce qui est réellement important. Se souvenir qu’on va bientôt mourir est le meilleur moyen que je connaisse d’éviter le piège qui est de penser qu’on a quelque chose à perdre. Vous êtes déjà à nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre votre cœur.

Il faut dire au revoir

Il y a environ un an, on m’a diagnostiqué un cancer. J’avais un scanner à 7 h 30 du matin, et il a montré très clairement une tumeur sur mon pancréas. Je ne savais même pas ce qu’était un pancréas. Les docteurs m’ont dit que c’était un type de cancer qui était très certainement incurable, et que je devais m’attendre à ne vivre que trois à six mois. Mon docteur m’a conseillé de rentrer chez moi et de mettre de l’ordre dans mes affaires, ce qui en code docteur veut dire se préparer à mourir. Cela veut dire qu’il faut dire à ses enfants en quelques mois ce qu’on pensait avoir dix ans pour leur dire. Cela veut dire s’assurer que tout est bien organisé pour que ça soit aussi facile que possible pour votre famille. Cela veut dire qu’il faut dire au revoir.

J’ai vécu avec ce diagnostic toute la journée. Plus tard, dans la soirée, j’ai subi une biopsie, pendant laquelle on m’a poussé un endoscope dans la gorge, à travers mon estomac jusqu’à mes intestins, piqué une aiguille dans mon pancréas et récupéré quelques cellules de la tumeur. J’étais endormi, mais ma femme, qui était là, m’a dit que quand ils ont vu les cellules au microscope, les docteurs ont commencé à pleurer parce que c’était en réalité une forme très rare de cancer du pancréas, qui était opérable. J’ai été opéré et je vais bien maintenant.

La mort, meilleure invention de la vie

C’est là que j’ai regardé la mort au plus près, j’espère ne pas la regarder d’aussi près pendant encore quelques décennies. De l’avoir vécu me permet aujourd’hui de vous parler de tout ça avec un peu plus de certitude que s’il s’agissait d’un concept purement intellectuel.

Personne ne veut mourir. Même les gens qui veulent aller au paradis ne veulent pas mourir pour y arriver. Et pourtant la mort est la destination que nous partageons tous. Personne n’y a jamais échappé. Et c’est très bien ainsi, parce que la Mort est probablement la meilleure invention de la Vie. C’est l’agent du changement de la Vie. Elle balaye ce qui est vieux pour laisser place à ce qui est nouveau. Là, tout de suite, ce qui est nouveau, c’est vous. Mais un jour, dans assez peu de temps, vous deviendrez ce qui est vieux et vous serez balayés. Désolé d’être aussi radical, mais c’est la vérité.

Ne vous enfermez pas dans un dogme

Votre temps est limité, alors ne le gâchez pas à vivre la vie de quelqu’un d’autre. Ne vous enfermez pas dans un dogme, qui serait de vivre selon les résultats de ce que pensent d’autres. Ne laissez pas le bruit de l’opinion des autres noyer votre voix intérieure. Et, encore plus important, ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. Ils savent déjà, d’une certaine manière, ce que vous voulez réellement devenir. Tout le reste est secondaire.

Quand j’étais jeune, il y avait un magazine qui s’appelait le Catalogue de la terre entière, qui était une des bibles de ma génération. Un homme appellé Stewart Brand l’avait créé, pas très loin d’ici, à Menlo Park, il lui avait donné vie avec sa touche poétique. C’était la fin des années 60, avant les ordinateurs personnels et la publication assistée par ordinateur, donc tout était fait avec des machines à écrire, des ciseaux et des polaroïds. C’était une sorte de Google en livre de poche, 35 ans avant que Google ne voie le jour. C’était idéaliste, et ça débordait de super outils et de grandes notions.

Restez affamés. Restez dingues.

Stewart et son équipe ont publié plusieurs numéros du Catalogue de la terre entière, et quand ils arrivèrent au bout de l’aventure, ils ont publié un dernier numéro. C’était le milieu des années 70, et j’avais votre âge. Sur la quatrième de couverture du dernier numéro, il y avait une photo d’une route de campagne au petit matin, le genre où on pourrait faire du stop si on était un peu aventureux. En dessous, il était écrit « Restez affamés, restez dingues”. C’était leur message d’adieu. Restez affamés. Restez dingues. Et je me le suis toujours souhaité. Et maintenant que vous passez votre diplôme, que vous prenez un nouveau départ, c’est ce que je vous souhaite.

Restez affamés. Restez dingues.

Je vous remercie tous du fond du cœur.

A la découverte de la chakradance…

Pour ma première retraite en tant qu’intervenante, j’ai rejoint Véronique Thomann pour une semaine autour de la Chakradance. Une semaine en Ardèche, dans un cadre magnifique – l’espace Terre Eau Lumière -, à libérer nos 7 chakras* grâce à différents ateliers autour de la danse intuitive. Une semaine consacrée à notre développement personnel. Un voyage intérieur profond qui nous amène à explorer toutes les parties de notre être, même les plus sombres. Une semaine riche en révélations et en belles rencontres. Une semaine propice à la connaissance de soi, au recentrage. Une très belle découverte que je vous invite à expérimenter :)

*chakras : les chakras sont les centres d’énergie présents dans notre corps qui, lorsqu’ils fonctionnent bien et sont équilibrés, permettent à l’énergie vitale de circuler dans toutes les parties de notre corps. Ils ont un impact direct sur notre santé, nos émotions et notre réalité physique. Plus d’informations ici (source en anglais).

Chakras
Source : jokat.net